Les fautes invisibles

Quoique ou quoi que ?

La réponse

On écrit quoique en un mot quand on peut dire « bien que » : « quoiqu’il pleuve, nous sortons ». On écrit quoi que en deux mots quand on peut dire « quelle que soit la chose que » : « quoi que vous fassiez ».

Le piège

Les deux s’entendent pareil et se construisent tous deux avec le subjonctif. Rien, à l’oreille, ne les distingue. La différence est grammaticale : « quoique » est une conjonction qui introduit une concession, « quoi que » est un pronom suivi de « que », qui désigne une chose indéterminée.

Le mot soudé est de loin le plus fréquent, alors il s’invite partout, jusque dans « quoi qu’il en soit ». L’Académie elle-même a hésité : son dictionnaire écrit « quoyque » en 1694, « quoy que » en 1718, et ne fixe « quoique » qu’à partir de 1740.

D’où ça vient

« Quoique » est composé de quoi et de que. Le TLFi relève la forme « quoi que » vers 1200, en deux mots, pour le sens de « bien que ». Elle a supplanté une tournure plus ancienne, « que que », attestée dans la Chanson de Roland.

Les deux emplois ont donc la même souche. Le français a fini par réserver la soudure à la conjonction et par laisser le pronom « quoi » détaché, pour qu’on le reconnaisse.

Pour s’en souvenir

Remplacez par « bien que ». Si la phrase tient, c’est quoique. Si « quelle que soit la chose que » va mieux, c’est quoi que, en deux mots, comme dans « quoi qu’il arrive ».

En situation

Quiz

À vous de jouer

  1. Question 1 sur 5

    ______ il arrive, gardez votre calme.

  2. Question 2 sur 5

    ______ elle soit malade, elle est allée travailler.

  3. Question 3 sur 5

    ______ il en soit, la décision est prise.

  4. Question 4 sur 5

    « Quoique » peut se remplacer par ______.

  5. Question 5 sur 5

    ______ vous fassiez, faites-le bien.

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