Fautes de français courantes
Les fautes invisibles
« Pallier à », « au jour d’aujourd’hui », « il est sensé venir » : ces tournures passent inaperçues à l’oral, dans les mails et jusque dans les journaux. Personne ne vous en voudra. Un lecteur attentif, parfois, les remarque.
Chaque fiche répond d’abord à la question que vous vous posez. Elle explique ensuite pourquoi on se trompe, d’où viennent les mots et comment ne plus hésiter. Cinq questions de quiz, à la fin, pour vérifier que c’est rentré.
Quand l’Académie française et l’usage ne sont pas d’accord, on vous le dit. Litote préfère la tournure sûre au sermon.
Les mots qu’on confond
- À l’attention de ou à l’intention de ? À l’attention de indique le destinataire d’un courrier ou d’un envoi : « à l’attention de Mme Martin ».
- À l’envi ou à l’envie ? On écrit à l’envi, sans e.
- Acceptation ou acception ? L’acceptation est le fait d’accepter : « l’acceptation du devis ».
- Affleurer ou effleurer ? Affleurer, c’est apparaître à la surface ou arriver au même niveau : « la roche affleure sous le sable ».
- Au temps pour moi ou autant pour moi ? Pour reconnaître une erreur, l’Académie française recommande au temps pour moi : je me suis trompé, je…
- Davantage ou d’avantage ? On écrit davantage en un mot quand on peut le remplacer par « plus » : « il faudrait davantage de temps ».
- De par ou de part ? On écrit de par au sens de « au nom de » ou « à travers » : « de par la loi », « de par le monde ».
- Différent ou différend ? Différent est un adjectif : « deux avis différents », qui ne sont pas pareils.
- Perpétrer ou perpétuer ? On perpètre un crime ou un forfait : c’est le commettre.
- Pire ou pis ? Pire est le comparatif de « mauvais » et s’oppose à « meilleur » : « une pire idée ».
- Plutôt ou plus tôt ? On écrit plus tôt en deux mots quand on peut dire « plus tard » : « vous auriez dû appeler plus tôt ».
- Prodige ou prodigue ? Un prodige est un événement extraordinaire ou une personne aux talents exceptionnels : « un enfant prodige ».
- Quand, quant ou qu’en ? On écrit quand pour le temps, là où l’on peut dire « lorsque » ou « à quel moment ».
- Quelque ou quel que ? Devant le verbe « être » au subjonctif, on écrit quel que en deux mots, accordé avec le sujet : « quelles que…
- Quoique ou quoi que ? On écrit quoique en un mot quand on peut dire « bien que » : « quoiqu’il pleuve, nous sortons ».
Les tournures à surveiller
- S’avérer vrai, s’avérer faux : est-ce correct ? Avérer vient du latin verus, « vrai ».
- Se baser sur ou se fonder sur ? Se baser sur est enregistré par les dictionnaires et très courant, mais l’Académie française ne l’admet qu’au…
- Se rappeler de ou se rappeler quelque chose ? On dit se rappeler quelque chose, sans « de » : « je me rappelle cette soirée ».
- Si j’aurais ou si j’avais ? Après un si qui pose une condition, on met l’imparfait ou le plus-que-parfait, jamais le conditionnel : « si…
- Solutionner ou résoudre ? Solutionner figure dans les dictionnaires, mais l’Académie française le déconseille.
- Suite à votre demande : est-ce correct ? Suite à est très répandu et figure dans les dictionnaires, mais l’Académie française le juge peu élégant.